Zest Innovation 7 : La fin du smartphone ?

Pour fêter ses 2 ans, Zest Innovation a mis à l’honneur des speakers et des innovations exceptionnelles! Accueillie par la start-up Wynd, le champion de la digitalisation des points de vente, cette soirée fut riche en innovation et en démo.

4 speakers se sont succédés pour nous présenter leur service, produit ou vision de l’innovation. La ligne conductrice de ces interventions était guidée par la question sur l’interface et l’expérience utilisateur augmentée et les implications que cela engendre sur nos modèles actuels : économiques, juridiques, technologiques.

Wynd et la digitalisation des points de vente

Frédéric Bourgeois, digital transformation, digital strategy et  VP Sales chez WYND, est revenu sur la croissance de la startup.

Elle compte aujourd’hui plus de 80 collaborateurs et a levé depuis sa création 40 millions d’€ de fonds. Elle compte aujourd’hui parmi ses clients les leaders mondiaux de la distribution, parmi eux, notons Carrefour, Sodexo,  Quick, Galeries Lafayettes.

Comment faire face à la révolution numérique dans le retail traditionnel ?

Wynd assure qu’il faut briser les codes et réinventer le parcours client en le digitalisant à plusieurs niveaux. La force de Wynd réside dans sa vision disruptive qui consiste à proposer un panel de solutions pour prendre en charge une nouvelle manière d’appréhender son rapport à l’achat en magasin.

Pour imager cette mutation, Wynd n’a pas hésité à citer la dernière vidéo d’Amazon :

Comment digitaliser le point de vente ?









Wynd propose différents produits qui permettent à l’utilisateur en magasin d’avoir les avantages du e-commerce en boutique. Un présentoir tactile permet de visualiser tous les produits d’une gamme, dans toutes les couleurs, de savoir s’ils sont exposés in situ et où ils se trouvent. Le consommateur a le choix de les commander directement, d’appeler un conseiller, les options sont innombrables.

Cet écran tactile est déjà disponible aux Galeries Lafayettes. En outre, il permet à des pop-up store de pouvoir montrer efficacement toute l’étendue d’une gamme qu’il n’est pas possible d’exposer en magasin. Amener du digital en magasin c’est aussi digitaliser la caisse, la prise de commande en restaurant, etc..

Digitaliser tout le parcours client

Les enseignements que nous pouvons retirer des nouvelles solutions digitales, c’est la prise en compte du parcours client dans son intégralité : 

  1. du moment où le consommateur a l’idée d’acheter le produit,
  2. recherche des informations dessus,
  3. son achat effectif en ligne ou en boutique,
  4. sa fidélisation jusqu’à sa prochaine visite.

Le secteur du tourisme s’est fait « ubériser » de cette manière. Sébastien Bazin, pdg d’AccorHotel, l’a très bien expliqué et théorisé lors des Digiworld 2015, entre autres.

Avec les centres commerciaux digitaux, Wynd propose de préparer et d’optimiser sa visite, levant tous les obstacles et contraintes se présentant d’habitude au consommateur. L’appli, la borne Drive, le site web, sont autant de points d’accroches en dehors du magasin qu’il faut intégrer dans une stratégie 360° du parcours client.





Des données optimisées, un parcours client réinventé

Wynd propose ici avec ses solutions In-Store et Out-store de prendre en compte tout le parcours client en dehors du magasin et à l’intérieur du magasin :  le digitaliser pour offrir plus de service aux consommateurs et pour offrir plus données aux commerçants. Nous voyons avec Wynd, l’intérêt d’un tout-en-un, où la société fournit de nouvelles interfaces connectées, qui remplissent leur fonction première tout en apportant du service en plus à destination des consommateurs et des commerçants. Wynd fournit aussi l’interface software qui gère ces objets, collecte les données pour optimiser le parcours client et unifie le parcours client.

Wynd annonce la fin du parcours client unique qui débute à l’entrée du magasin et se termine par le paiement des achats. C’est aussi le fin d’un seul mode d’achat : la boutique physique ou le site web ou l’appli. Wynd a compris la mutation qui s’opère aussi dans la façon même d’effectuer un achat et la nécessité d’intégrer une stratégie 360° sur le parcours client.


Stanley Robotics – la robotic experience doit être centrée utilisateur

Stanley Robotics conçoit un robot automatisé dédié aux aéroports qui a pour but d’optimiser les parkings.


Au delà de l’aspect technique, Stanley Robotics nous a exposé sa démarché orientée vers la prise en compte de l’expérience utilisateur et de tous les freins à l’adoption du service qu’il propose.

Robotics Experience – ou la prise en compte du frein à l’adoption des Nouvelles Technologies

Stanley Robotics est conscient de ce frein à l’adoption de la robotique de le quotidien de l’utilisateur et à tous les niveaux.

Dans le développement de son service, Stanley Robotics a donc pris soin de brosser un portrait précis de ses futurs utilisateurs tout en identifiant les besoins, les attentes et les craintes.

Il s’en dégage un profil d’utilisateurs soigneux et soucieux de leur véhicule. Ils ont besoin d’être très bien guidé dans l’utilisation de ce nouveau service et la réassurance à chaque étape est primordiale.

C’est dans ce sens que de nombreux choix technologiques se sont fait .

Digitale Experience, Robotic Experience, les nouvelles solutions technologiques nous montrent qu’elles remettent l’utilisateur au centre de ses préoccupations.

Les robots auront-ils des droits ?

Alain Bensoussan, avocat spécialisé dans le droit des technologies avancées, nous a plongé dans les années 2020 et les problèmes auxquels nous seront confrontés si nous ne réfléchissons pas à une législation pour les robots.

Des risques juridiques futurs sans une législation adaptée

Dans une démonstration qui a captivé toute la salle, il pose des questions fondamentales sur les risques juridiques qu’entraînera la généralisation des robots dans les années à venir.

Qui est responsable des actions du robot, de ses éventuelles erreurs ? De ses prises de décisions ?

Son propriétaire ? Celui qui l’a programmé ?

Sans partir dans des délires de science fiction, Alain Bensoussan nous parle d’une intelligence artificielle primaire, celle que nous connaissons actuellement et qui prend la forme de programmes avancés dans les robots Pepper ou Nao ou des Intelligences artificielles plus sophistiquées comme Watson d’IBM.

L’erreur est humaine – et l’erreur robotique ?

Il met en avant une 2ème notion importante : la fiabilité accrue des robots par rapport aux humains. Seulement, si l’on tolère l’erreur humaine, nous ne tolérons pas que le robot puisse faire une erreur. Même si son taux d’échec est bien inférieur à celui de l’humain.

Des questions d’ordre philosophique

Mais pour résoudre la question de la législation sur les robots, il faut revenir a une question qui est plus d’ordre philosophique :

Qu’est ce qu’un robot ?

Pour Alain Bensoussan ce n’est ni un objet, ni un humain, ni un animal, mais une nouvelle espèce juridique.

Il avance des solutions : un robot doit être à l’image de la définition juridique de la personne morale, une entité avec une gouvernance dotée de droit et de devoir.

« Je suis l’avocat qui défend la souveraineté des robots dans ce monde d’humains : ils sont sujets et non objets de droit »

Alain Bensoussan

Naturellement, quand nous pensons à une législation sur les robots, nous ne pouvons faire l’impasse sur les enseignements du célèbre Isaac Asimov et ses 3 lois de la robotique.

Alain Bensoussan reprend la 1ère loi de la robotique : Robot, tu ne porteras pas atteinte aux humains. Et il nous encourage à ajouter : Robot, tu seras digne !

Réalité augmentée, réalité virtuelle, réalité holographique – Le smartphone n’est pas mort

Le groupe XXII, spécialiste dans les contenus de réalité virtuelle, augmentée et holographique, est venu nous parler de toutes ces formes de réalités et de leur avenir.

XXI se présente comme un startup lab qui couvre : la R&D, le studio de création d’art digital, la création de jeux vidéo immersifs, le développement de nouvelles technologies, de la production de contenus et de solutions technologiques pour les marques, un accélérateur de business.

SI 2016 était l’année 0 de la réalité virtuelle, l’année 2017 sera l’année de la confirmation et de son entrée sur le mass market. Il faut notamment être attentif à la forte appétence pour la réalité virtuelle en Asie.


Mais il faut aussi être conscient du frein le plus important à ce type de technologie : le fait d’être exclusif et de ne pas faire vivre la même expérience à tout le monde.

XXII voit dans la réalité holographique, l’avenir des réalités augmentées ou virtuelles, car elle sera la première à pouvoir offrir une expérience partagée. Pour François Legris, le smartphone a d’ailleurs beaucoup à nous offrir.

« Le smartphone n’est pas mort. Ce sera le support pour la réalité holographique. »

Le smartphone est un produit mass market. Tout le monde aujourd’hui en a au moins un, voire 2 pour les personnes cumulant smartphone personnel et smartphone professionnel. Les casques de réalité virtuelle restent cher, même si le casque de PS VR de Sony pour sa PS4 s’annonce comme le succès de Noël 2016. Le futur de l’hologramme passera par le smartphone.

Les participants de Zest Innovation ont pu tester le Samsung Gear VR pour la réalité virtuelle et l’Hololens de Microsoft pour la réalité augmentée. Un atelier démo toujours apprécié.

Drink Citiz – Révolutionner l’information digitale sur support consommable

Un 5 minute pitch a été accordé à la startup Drink Citiz.

Un concept simple : transformer la traditionnelle petite bouteille d’eau distribuée lors des réunions ou des événements en support commercial 2.0

L’eau devient gratuite et financée par la publicité présente sur l’étiquette avec des QR code renvoyant sur le site de l’annonceur, ou sur une vidéo.

L’intérêt de ce type de support : la durée de vie ! En effet, la bouteille d’eau pourra voyager avec son propriétaire, jusqu’à son bureau, posée là, le temps qu’elle soit consommée et peut-être réutilisée.

Zest Innovation 7 clôture l’année 2016.

Rémy Poulachon, fondateur de Zest Innovation, nous donne rendez-vous en 2017 pour de nouvelles découvertes !

Les Connectés.net est partenaire de l’événement Zest Innovation

 

 

A propos de l'auteur

Cécile PINEAU

Cécile PINEAU

Fondatrice du site LesConnectés.net Consultante en communication et fondatrice d'Un Oeil sur la Pub. Passionnée pour tous les moyens de communication et notamment par les NTIC. Aime la SF, l'art contemporain, bidouiller son smartphone, lire, écrire....

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